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Jan20

BRUXELLES

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BRUXELLES

Printemps “bio-évasion”, La neige s’en est allée, le printemps est arrivé pour nous redonner du beaume au coeur en ces temps incertains. La Belgique et sa capitale Brussels nous accueille pour un tour d’horizon culturel, historique sans oublier le Manneken-Pis . Côté escapades gourmandes, Brussels regorge de tables gourmandes que l’on recommende à nos lecteurs hommes et femmes d’affaire. Pour ce qui est des hôtels romantiques, ils conviendront parfaitement pour une virée en amoureux.

L’aventurier en herbe mettra les voiles pour une croisère à bord du Royal Clipper, le légendaire 5 mats recouvert de mille voiles. Ce petit paquebot à voiles se veut respectueux de l’environnement en utilisant des énergies naturelles, il hisse les voiles dès qu’il prend le large. A bord, tout est mis en oeuvre pour vous faire vivre une croisière inoubliable. Les escales en mer des caraïbes vous dépayseront grâce au programme de cet été en Méditerranée, il est tout simplement « dans le vent ». Ce numéro « vert » se voit également gratifié d’une destination écolo avec les hôtels Soneva aux Maldives, où vous deviendrez adepte du principe du « locavore ». Vous mangerez des poissons exclusivement pêchés à la ligne, des légumes et fruits locaux cultivés façon « commerce équitable » et en plus vous pourrez bénéficier de nuits offertes en participant à l’éco entretien de l’île. Notre carnet évasion
se termine en beauté avec le Vivanta by Taj et son spa d’exception signé Jiva. Un programme exceptionnel pour des lecteurs d’exception.
Bruxelles,
une étape capitale
En partant à la découverte de l’Europe, Bruxelles est une ville incontournable. Chargée d’histoire, elle ravira les passionnés, du Moyen Age à l’époque contemporaine. Quant aux amateurs d’art classique ou contemporain, ils seront charmés par la richesse des monuments et des musées bruxellois. Mais
Bruxelles, ville multi-facettes, peut aussi se montrer très dynamique. Les épicuriens seront heureux de découvrir une ville qui aime, et surtout, qui sait vivre. Petite visite guidée au sein de la capitale belge. Venez voir Bruxelles une fois ! » En effet, à 1h20 de Paris, en train, ce serait dommage de ne pas découvrir
la principale ville de Belgique. Descendant du Thalys, gare Bruxelles-Midi, les visiteurs bénéficient d’une position stratégique : la capitale belge est à portée de leurs mains... et de leurs yeux. A dix minutes de voiture, se trouve la fameuse Grand’Place, unique au monde. Qualifiée de « riche théâtre » par Jean Cocteau, c’est le coeur de Bruxelles. En perpétuelle effervescence, le lieu se distingue pour la richesse de ses ornements. Inscrite depuis 1998 au patrimoine
mondial de l’UNESCO, cette place est entourée de bâtisses typiques et de monuments exceptionnels. Parmi eux, l’Hôtel de ville se trouve être l’unique rescapé des bombardements français durant la guerre de la Ligue d’Ausbourg de 1695. Son beffroi, haut de 96 mètres et construit au XVe siècle, est un véritable chef-d’oeuvre gothique. Quant aux maisons qui l’entourent, elles ont été rebâties en pierre, au XIXe siècle, par différentes corporations.
Chargée d’histoire,
elle ravira les passionnés, du Moyen Age à l’époque contemporaine
D’un style baroque, les façades de ces demeures sont surmontées d’un pignon à volutes et sont décorées de sculptures, de motifs dorés et de pots à feu. Certaines d’entre elles abritent, aujourd’hui, des musées comme celui des brasseurs ou de la ville. Ce dernier, installé dans la Maison du Roi, renferme d’ailleurs des oeuvres d’art et des collections retraçant l’histoire de Bruxelles, notamment de ses industries d’art.

Un petit plat et ça repart

A trois minutes de la Grand’Place, les curieux pourront découvrir les galeries royales Saint-Hubert. Construite en 1846, par l’architecte Cluysenaer, cette élégante façade est animée de pilastres. Les deux galeries, du roi et de la reine, sont couvertes d’une verrière de plus de 200 mètres. Idéales pour une petite pause shopping, elles abritent des magasins de luxe, des salons de thé et des restaurants. En quelques enjambées, les visiteurs, affamés par leurs courses et leurs émotions, pourront aller s’attabler non loin dans un des nombreux restaurants de la rue des Bouchers. Ils auront alors certainement le plaisir de déguster une carbonade flamande, plat mijoté de viande accompagné généralement de frites, ou de stoemps, purée de pommes de terre et de légumes servie avec des saucisses. Enfin restaurés, direction la maison de Toone, dans le quartier des Marolles. Ce théâtre de marionnettes de tradition populaire bruxelloise est actif depuis 1830. L’estaminet, typique, est composé d’un atelier de confection de marionnettes, d’une bibliothèque, d’une vidéothèque, d’un théâtre et d’un musée. L’histoire des Toone, dynastie populaire de montreurs de marionnettes est ainsi retracée. Pour assister aux représentations, les visiteurs s’installent au grenier, sur de simples bancs de bois. Les spectacles sont généralement inspirés des légendes, des histoires de chevalerie ou encore de pièces religieuses, que les montreurs interprètent librement, suivant leur fantaisie.
La Monnaie, lieu de naissance de la révolte belge
Autre lieu de divertissement, le théâtre royal de la Monnaie est l’une des plus célèbres salles de spectacle de Belgique. Et pour cause : destinée au théâtre lyrique, c’est ici qu’a commencé la révolution belge de 1830. Le 25 août de cette année, « La muette de Portici », oeuvre de Daniel-Françoisd’histoire,
elle ravira les passionnés, du Moyen Age à l’époque contemporaine Chargée Esprit d’Auber, était jouée à l’occasion des 59 ans de Guillaume Ier, roi des Pays-Bas, dont la Belgique faisait partie. Voyant une similitude entre l’opéra, qui relate la révolte napolitaine contre la domination espagnole du XVIIe siècle,
et leur situation, les spectateurs se sont mutinés. « Aux armes, aux armes » répétaient-ils, en sortant du théâtre, furieux. La foule s’est alors dirigée dans les rues, dévalisant les demeures des figures emblématiques de la haute société bruxelloise, ainsi que des magasins symboliques comme les librairies. 
Les incidents se sont multipliés les jours suivants, donnant de l’ampleur à l’action révolutionnaire. Un mouvement qui a porté ses fruits puisque le 4 octobre, l’indépendance de la Belgique était proclamée. Le théâtre de la Monnaie est donc devenu aujourd’hui un véritable symbole. Des visites de ce lieu mythique sont d’ailleurs organisées chaque samedi, à midi, afin de renseigner les amateurs sur l’histoire et les métiers de l’opéra.

Le Manneken-Pis, tout un symbole

Trente ans après cet évènement qui a marqué la Belgique, un vaste programme d’assainissement et d’embellissement est lancé. De grandes avenues sont alors aménagées, mais La Bourse, avenue Anspach, paraît être une des plus belles réalisations de cette époque. Dessiné par l’architecte Léon- Pierre Suys, cet édifice est érigé entre 1868 et 1873, afin d’en faire un centre de traitement des affaires commerciales. Le bâtiment mêle des influences du style de la néorenaissance et du second Empire. Sur sa façade, sont aussi représentées des figures d’inspiration africaine et asiatique, sculptées par divers artistes, dont Auguste Rodin. La Bourse est sans conteste un superbe bâtiment, dont quelques zones sont ouvertes au public. Mais que serait vraiment Bruxelles sans
le fameux Manneken-Pis ? Cette statue de bronze, d’une cinquantaine de centimètres, s’avère être le symbole de Bruxelles à travers le monde. Aussi appelée « Petit Julien », la sculpture représente, d’après le dialecte local, un « môme qui pisse ». Symbole d’indépendance de l’esprit bruxellois, l’oeuvre est située à l’intersection des rues de l’Etuve et du Chêne, dans le quartier Saint- Jacques. Né en 1619, le Manneken-Pis jouait alors un rôle très important dans la distribution d’eau potable. Aujourd’hui, en fonction des occasions ou en hommage à des professions, le Manneken-Pis s’habille. Composée d’environ 800 pièces, sa garde-robe est conservée au musée de la ville, dans la Maison du Roi. Ainsi, 36 fois par an, le « Petit Julien » est revêtu d’un de ses costumes.
Il porte alors la tenue de Spirou, chaque 21 avril, date d’anniversaire de l’hebdomadaire de bandes dessinées franco-belge, et début juillet, le garçonnet met un maillot jaune afin de marquer le début du tour de France, ou encore se déguise en Père Noël, pendant les fêtes de fin d’année. Du quartier malfamé au faubourg chic La visite mène ensuite les touristes dans le Grand Sablon. En traversant ce quartier bourgeois, où sont installées de nombreuses boutiques élégantes et galeries d’antiquaire, les visiteurs auront du mal à imaginer le coin malfamé que Bruxelles était, il y a encore 50 ans. Son marché d’antiquités est pourtant devenu un des plus réputés d’Europe. Les chineurs seront émerveillés devant les meubles du XVIIIe, les porcelaines fines, les pièces de monnaie ou
encore les linges brodés qui leur sont proposés. Plus haut de gamme qu’une simple brocante, le Grand Sablon demeure néanmoins beaucoup moins onéreux que les magasins parisiens, de même standing. De plus, tous les weekends un marché des antiquaires se tient sur la place. Et les gourmands ne s’ennuieront pas dans ce quartier. En effet, trois des meilleurs chocolatiers belges, à savoir Wittamer, Godiva et Marcolini, y ont élu domicile, ainsi que des pâtissiers de renom. A n’importe quelle heure, c’est alors le moment du goûter, car les amateurs de sucre ne résisteront pas aux confiseries belges. En effet, au Grand Sablon, c’est la valse des chocolats, certes, mais aussi des mets bien français : les macarons. Qu’ils soient parfumés aux speculoos, ou inspirés des cocktails (rhum-coco, Mojito, Limoncello), ils raviront les papilles des curieux. Et pour ceux qui ne s’aventurent pas et préfèrent rester dans le classique, ils pourront trouver des gaufres ou des tartines de fromage blanc, accompagnées de quelques bocks de Gueuze, de Kriek ou de toute autre bière belge. La place du Grand Sablon est aussi le point de départ de l’Ommegang, un cortège folklorique biannuel. Cette fête était à l’origine, la plus importante procession lustrale (cérémonie de purification) de Bruxelles, en l’honneur de Notre-Dame des Victoires du Sablon, puissante protectrice de la ville de Bruxelles. Dans cet esprit quelque peu religieux, les touristes resteront cois devant Notre-Dame des Sablons, l’église du quartier. Cet édifice flamboyant était, au XIVe siècle, la chapelle de la guilde des arbalétriers. Agrandie entre le XVe et le XVIe siècle, ce sanctuaire est devenu un véritable lieu de pèlerinage. Ses hautes verrières, son choeur élancé, Notre- Dame des Sablons abrite aussi des oeuvres d’art. Un ensemble qui ne laisse pas les visiteurs indifférents.

Expos à foison

S’il reste encore un peu d’énergie aux nouveaux brusseladdicts, il est conseillé aux passionnés de toiles de maître de se rendre au Musée d’art ancien. Installé dans des bâtiments du XIXe siècle, conçus par l’architecte Alphonse Balat, cet édifice fait partie des Musées royaux des Beaux Arts de Belgique. Il abrite notamment les peintures des anciens Pays- Bas, qui constituent d’ailleurs la majeure partie de la collection. Les initiés pourront reconnaître des oeuvres d’artistes belges tels que Joos Van Cleve, Pieter Aertsen ou Petrus Christus. Dans le même ensemble de bâtiments, se trouve le Musée d’art moderne, l’occasion de découvrir des collections de peintures, sculptures et dessins allant de la fin du XVIIIe siècle à l’époque contemporaine. Mais la Belgique s’avère aussi être le pays de la BD. Il devient alors inconcevable de visiter Bruxelles sans faire un petit tour au centre belge de la bande dessinée(CBBD). Inaugurée en 1989, le CBBD abrite toutes sortes d’expositions qui traitent de la BD depuis ses origines, jusqu’à aujourd’hui. L’occasion
de retrouver tous vos héros préférés de Lucky Luke à Tintin, en passant par Alix. Après ce petit circuit, les touristes pourront alors rentrer chez eux, l’esprit serein. Ils auront vu tous les lieux incontournables de la capitale belge, et repartiront de Bruxelles, avec des souvenirs inoubliables.
Bruxelles :
capitale brusselicieuse !
Bruxelles vit déjà à l’heure de la préparation de son année 2012, que la capitale belge proclame « Année Gourmande ». Toute l’année prochaine visera donc à renforcer son image de qualité et de créativité gastronomique, sous l’étendard : « Brusselicious 2012 ». L’odyssée gastronomique consistera en une mise en scène qui durera toute l’année, autour d’emblèmes géants, tels que les moules, les cornets de frites, les petits choux éponymes géants et customisés partout en ville. Au programme : chaque mois des dîners à thème, un Tram Gourmand pour visiter la ville tout en savourant les créations d’un grand chef, un parcours des « tableaux de bouche » dans les musées, un festival gastronomique, le mondial du vin, des démonstrations et dégustations permanentes, une semaine du chocolat, des soirées blanches, un rallye des cafés à bières,… On ne vous en dira pas plus, mais l’évènement s’annonce phénoménal ! 
Raison de plus pour partir dès aujourd’hui à la découverte de cette capitale européenne qui bouge. Parmi les 2 000 restaurants que compte Bruxelles, voici quelques tables dans le vent, qui font parler d’elles, qui ont du talent, et où les bruxellois fins gourmets aiment se rendre. De quoi avoir envie de faire une escapade de quelques jours, en séjournant dans l’un des 165 hôtels, et déguster autre chose que des moules et des frites, bras dessus-bras dessous, d’autant que la capitale est un vrai mille-feuille d’histoire, de cultures et de gastronomies.

Conrad Brussels

centre ville, sur la plus belle avenue commerçante de la ville, est l’un des plus grands et des meilleurs hôtels de Bruxelles. Bâti au XIXe siècle, cet imposant établissement dispose de 269 chambres spacieuses, de plus de 43 m2 (à partir de 199 €), dont 39 suites majestueuses, meublées à l’ancienne et néanmoins dotées de toute la technologie moderne. Les lits possèdent tous des couettes 100% en plumes d’oie, et sept sortes d’oreillers au choix. On apprécie aussi le grand lounge, « Loui », aux imposants fauteuils et divans en cuir avec son coin lecture. Lounge et bar ont été classés « Meilleur bar d’hôtel en Europe », grâce au talent d’un jeune barman passionné, d’origine française, Nicolas Everrard, sacré meilleur barman de Belgique en 2010. Chaque mois, le « Loui Bar » est
l’ambassadeur d’une grande marque : Dom Pérignon, Bollinger, Louis XIII… On y apprécie aussi le snacking chic et pour les amateurs de cigares, le fumoir. Situés tout à côté, le restaurant « Café Wiltcher’s » et sa grande terrasse vitrée, animent tous les jours cet hôtel qui, chaque saison, créé de nouveaux
événements lors des grandes fêtes annuelles. A la tête de la brigade, un chef d’origine marseillaise, Frédéric Gonzales, en place depuis 16 ans, qui propose une cuisine internationale de haut niveau, n’hésitant pas à marier les influences exotiques, comme par exemple l’excellente lotte rôtie au « Saté de Chine »
et shop choy vapeur, nem de légumes croquants aux grains de sésame noir (35 €), sans oublier la cuisine de terroir avec ce savoureux gratin de Campanelles aux petits gris de Namur en coulis vert « saveur de Boursin » (24 €). La nouvelle carte de printemps s’annonce gourmande et à la portée d’une clientèle très large, grâce une offre variée au déjeuner : plats du jour, buffets de fromages et de desserts, le tout à volonté, à 35 €, le buffet froid d’entrées et les buffets de fromage et desserts à 40 € et les buffets complets (entrées, plats, fromages et desserts plus café) à 55 €. Très appréciable aussi, le brunch
du dimanche composé de tous les buffets de plats froids et chauds, salés et sucrés, incluant une coupe de champagne, le tout à 65 € . A découvrir aussi les talents du chef pâtissier français, Mickael Derolez, qui s’inspire de Christophe Michalak, pour toujours créer de nouvelles douceurs, à l’image de sa dernière
crème brûlée, à base de cigare, poire et gelée « Hennessy ». Le client bénéficie aussi d’un accès direct au centre de bien être « Aspria », moyennant un tarif préférentiel, avec salle de remise en forme (60 soins de beauté différents), piscine intérieure de 17 mètres, salle de sport, sauna, solarium, bain turc et jacuzzi.
Conrad Brussels - 71 avenue Louise
Elsene/Ixelles - 1050 - Bruxelles
Tel : +32 (0)2 542 42 42
Hôtel Bloom !
Dans le quartier de la gare du Nord, cet hôtel 3* Luxe n’est vraiment pas comme les autres. Entièrement rénové, il a fait appel à plus de 280 jeunes artistes créatifs de différents pays d’Europe pour peindre les chambres et en faire quelque chose d’unique. On choisit donc sa chambre en fonction de la fresque qui y est peinte. « To bloom » signifie « ouvrir », « grandir ou prospérer ». Situé tout près des jardins botaniques de la capitale, l’hôtel continue à développer son concept en organisant plusieurs fois par an des manifestations « Art’n Bloom », ce qui permet aux jeunes artistes et créateurs de poursuivre leur travail dans
les 305 chambres (à partir de 79 €) de l’hôtel et dans les douze salles de conférences. L’ambiance est donc à la fois décontractée, insouciante, zen, sans contrainte et sans code vestimentaire. Dans la salle de petits déjeuners, « Oo ! », la formule à 25 € est une affaire prise au sérieux pour le bien être des clients, très vitaminée et variée. Dans la salle à manger, « Smoods », on choisit son atmosphère en se laissant inspirer selon son humeur par le décor de sept « Iles » : Passion, Safari, Bling-bling, Aqua, Bazaar, Spring et Flower Power. La cuisine est européenne, contemporaine et tendance, utilisant au maximum
les produits des fermes locales et des producteurs bios.
Hôtel Bloom ! - 250 rue Royale
1210 - Bruxelles
Tel : +32 (0)2 220 66 11

Vintage Hôtel

Ouvert il y a deux ans, ce boutique-hôtel classé 3 * et situé au calme, à 50 mètres de l’avenue Louise, a la particularité de disposer d’un bar à vin ouvert 24h/24. A l’accueil, Tim Vandeput, « Meilleur sommelier de Belgique 2009 », est parfaitement à l’aise pour vous parler des 80 millésimes du monde entier présentés au Wine Bar de l’hôtel. Il vous dira, qu’ici, le nom de l’hôtel s’est imposé aux deux Français propriétaires, Fabien Henrion et Bernard Wilmet, qui ont voulu concilier leurs deux passions : le vin et l’univers hôtelier. Ainsi, le mot « vintage » prend une double signification, à la fois « millésime » mais également « concept de décoration » des lieux basé sur les mobiliers des créateurs-designers des années 50, 60 et 70, chacune des 29 chambres douillettes à souhait,
se voulant originale (à partir de 71 €). Le bar à vin, design également, est aussi « vintage », avec une originale banquette en treillis métallique blanc, provenant de l’aéroport JFK de New York signée Charles et Ray Eames. Au comptoir, une machine « oenomatic » conserve les nectars sans oxydation et à bonne température, permettant d’offrir des vins au verre très variés, entre 4 et 12 €. Qui plus est, le client a le droit de déguster gracieusement les premiers centilitres pour être sûr de son choix. On peut, par ailleurs, choisir des bouteilles complètes, à bon compte, en s’acquittant d’un droit de bouchon de 10 € que
l’on accompagne d’assiettes de charcuteries (dont le fameux jambon d’Ardennes) ou de fromages de la région. A découvrir, par exemple : un Pegasus Bay de Nouvelle Zélande, un blanc 2006, Sauvignon et Sémillon, complexe, très floral, aux arômes de fruits blancs, un vin de gastronomie capable d’accompagner viandes blanches et plats en sauce (7 € le verre). Aux beaux jours, la clientèle apprécie l’agréable cour intérieure de cet hôtel plein de charme.
Vintage Hôtel - 45 rue Dejoncker
1060 - Bruxelles - Tel : +32 (0)2 533 99 80

Comme chez soi

Difficile de ne pas parler de l’une des plus belles institutions gourmandes bruxelloises, fondée en 1926 par un certain Georges Cuvelier. Au fil des générations, la cuisine a su évoluer vers les plus hauts sommets. Les boiseries « Art Nouveau » ont aujourd’hui la patine d’un décor chargé d’histoire.
Le cellier, aux tomettes anciennes, ressemble à un véritable petit musée. Pierre Wynants, toujours omniprésent, a confié judicieusement les rênes de l’établissement à sa fille Marie-Thérèse et à son gendre Lionel Rigolet qui poursuit avec succès son oeuvre en cuisine. A la carte de cette table aujourd’hui bi-étoilée, il y a donc « les Indéracinables », ces plats qui ont fait la renommée du triple étoilé Pierre Wynants : la salade parmentière au homard et truffes noires ; les filets de sole, mousseline au Riesling et aux crevettes grises ; le râble de lièvre au coulis de Pomerol, crémé à la moutarde foncée et sauté de champignons sauvages… Il y a aussi les créations du gendre : les coquilles Saint Jacques à la truffe du Vaucluse sur un consommé et raviole de queue de veau ; la poêlée de sébaste aux lentilles vertes, tête de veau à l’huile de noisette, graines de moutarde, le soufflé au citron vert, granité au mojito…
La cuisine reste fantastique, mais les prix ont aussi suivi la trajectoire. Menus à 55 € (au déjeuner) - 87 €, 147 € (en 6 services) et 191 € (en 7 services)
Comme Chez Soi – 23 Place Rouppe - 1000 - Bruxelles
Tel : +32 (0)2 512 29 21

La Villa Lorraine

Autre lieu mythique de la gastronomie belge, cette villa est bien plus qu’un élégant restaurant, dans l’un des plus beaux coins de verdure de la capitale, bien plus qu’un havre de sérénité gourmande au bord de la forêt de Soignes. La Villa comprend, en fait, deux restaurants, une boutique traiteur et les prémices
d’un bar pas ordinaire. Dirigé aujourd’hui par Serge Litvine, ce temple de la gastronomie a été le premier en Europe, à décrocher trois étoiles Michelin en dehors de l’Hexagone. C’était en 1972, à l’époque de deux chefs talentueux : Camille Lurkin et Freddy Vandecasserie. Aujourd’hui, c’est le fils de ce dernier,
Patrick Vandecasserie, qui dirige les fourneaux. Le restaurant gastronomique « La Villa » reste un véritable petit conservatoire des grandes traditions gourmandes avec le service de découpe en salle. Dans le menu à 45 €, sont proposées une déclinaison de crevettes grises suivie d’une déclinaison d’agneau des Pyrénées avant un mille-feuille à la mousse de chocolat et pomme. Dans le menu à 85 €, on opte pour la salade de homard, fond d’artichaut à la truffe suivi d’un mille-feuille de poissons, yuzu et algues wakamé avant le demi-pigeonneau au foie de canard et le chariot de desserts. Le menu Découverte à
100 € comporte six services autour de coquilles Saint-Jacques, ravioles de langoustines, skrei de Norvège, agneau de lait et escalope de foie gras poêlée. L’accueil et le service en salle qui donne sur un superbe jardin en bordure de bois, sont assurés, avec beaucoup d’efficacité et de prévenance par Jan De
Craemer. En complémentarité, la brasserie « le Diptyque » a déjà ses adeptes, en apportant un souffle nouveau de décontraction à cette villa emblématique. Dans son élégante salle lambrissée, on choisit, à la carte, les fameuses croquettes aux crevettes épluchées à la main, la terrine de faisan maison, la belle
entrecôte pommes allumettes béarnaise ou encore le saumon cru servi en tartare ou en sashimi, les noix de Saint Jacques juste poêlées servies à la pièce ou la grande assiette d’huîtres. On vient aussi pour simplement déguster une assiette de fromages accompagnée d’un bon verre de vin, car la cave est, ici, particulièrement réputée. Dans tous les cas, on est sûr de bénéficier des meilleurs produits sélectionnés par l’unique équipe de cuisine de Patrick Vandecasserie. La dernière nouveauté concerne la mise en place d’une carte intitulée « Bar à Caviar » où le directeur, Serge Litvine, a sélectionné trois variétés d’esturgeon : un « Baeri » élevé en Uruguay (à partir de 58 € les 30 g) ; un « Shrenki » issu d’un élevage situé près de la frontière russo-chinoise
(à partir de 75 € les 30 g) et, provenant de la même région, un « Dauricius », aux gros grains particulièrement fermes (à partir de 85 € les 30 g). Visiblement, la grande maison de Serge Litvine est en train de bouger. L’année 2011 verra se concrétiser la rénovation complète de la grande salle du restaurant gastronomique « La Villa ». En cuisine, le jeune chef a aussi l’intention d’innover en orchestrant pianos à quatre mains et thématiques, dans le but de toujours surprendre une clientèle acquise depuis plusieurs générations.
Villa Lorraine - 75 avenue du Vivier d’Oie
1000 - Bruxelles - Tel : +32 (0)2 374 31 63

Lola

Depuis son ouverture en 1994, cette brasserie contemporaine (ouverte 7/7 jours jusqu’à 23 h 30) fait partie des adresses les plus en vogue. La dynamique Caroline veille sur la salle au décor intemporel (couleurs claires, bois cérusé, pierre et verre), tandis que Larbi Ouriaghli réalise dans sa cuisine ouverte des plats légers, soignés et frais, pour tous les budgets. Croquettes aux crevettes grises (15 €), verrine de crabe à la rémoulade de céleri-rave aux tomates séchées et oeufs de truite saumonée (18 €) font partie des entrées, avant « les choses sérieuses de Lola » : le suprême de Coucou de Malines aux morilles, et
gnocchis à la ciboulette (18 €), hachis Parmentier à la viande de canard, aux pommes et raisins (18 €), les pâtes de Lola (12 €) au basilic, au citron, au parmesan,… et la thématique du moment, le festival de Saint Jacques (de 18 à 22 €) que l’on apprécie au choix en tartare, marinées, en cassolette, poêlées, croustillantes ou en feuilletés. On ne sombre pas dans la monotonie, car chaque saison, a, bien entendu, ses thèmes, artichauts, asperges, champignons, gibiers, … et la carte des vins, très diversifiée, comporte de jolies découvertes du monde entier (à partir de 19 €).
Lola – 33 Place du Grand Sablon - 1000 -Bruxelles
Tel : +32 (0)2 514 24 60

Les Deux Frères

L’établissement est certainement l’un des meilleurs rapports qualitéprix de la capitale. C’est « The place to eat », parce que son chef propriétaire omniprésent, Patrick Roth, y propose une cuisine du coeur bien pensée, travaillée, généreuse, recherchée dans l’unique but de faire plaisir : la carte oscille entre suggestions et incontournables selon les saisons, les plats étant répartis entre hypothèses ( les entrées entre 12 et 18 €), thèses (les plats principaux de 17 à 31 €) et les démonstrations (les desserts à 7,50 €), sans oublier la carte des incontournables comme le foie gras de canard aux pommes caramélisées (16 €), le wok de pâtes sautées aux scampis sur un croquant de légumes au soja (17 €) avant un chocolat dans tous ses ébats (13 €). Ajouter à cela un service efficace et irréprochable, parce que son personnel est impliqué dans la marche de l’affaire et un cadre singulier ou même les toilettes rayonnent d’un
« supplément d’âme » inattendu et salvateur, cette petite maison a tout d’une grande. D’ailleurs, conscient du succès, Patrick Roth vient de racheter la maison voisine pour réaménager l’ensemble des salles et la cuisine sur un même niveau, face à un joli jardin. L’ambiance restera tout aussi veloutée, chaleureuse, avec ses lumières tamisées, ses bougies et une cuisine qui continuera à réveiller les papilles. Indépendante, différente, les « Deux Frères » est une table d’initiés, … tous des épicuriens.
Les Deux Frères - 2 avenue Vanderaey - 1180 - Bruxelles
Tel : +32 (0) 2 376 76 06